Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

13 septembre 2016
Prévention

Médicaments : êtes-vous un patient "observant" ?

Médicaments : êtes-vous un patient "observant" ?

Un senior sur deux ne suit pas correctement le traitement prescrit par son médecin. Cette non-observance médicamenteuse est nocive pour la santé.

 

On appelle observance, « le degré d’application des prescriptions médicales par le malade : posologie, nombre de prises quotidiennes, horaires des prises, durée du traitement, recommandations corrélées. » Un patient est considéré comme observant s’il prend au moins 80 % de son traitement.

 

Il existe sept types de profil de patients :


Le docile : Il suit scrupuleusement son traitement.


Le démissionnaire précoce : Celui-ci arrête prématurément le traitement parce qu’il se sent moins bien (8,6 % des patients) ou parce qu’il se sent mieux (6,4 % des patients) ou parce qu’il ne pense pas que c’est utile (7,4%des patients) ;


L’intérimaire :Il prend ses médicaments moins fréquemment que prescrits, il lui arrive d’oublier son médicament (62 %des patients), de sauter une prise parce que celle-ci ne l’arrange pas ou parce qu’il n’a plus de médicament (37 % des patients).


L’intermittent :Il consomme les médicaments de manière irrégulière, sans doute en lien avec la récurrence des symptômes. Il a changé la dose de son traitement pour l’adapter à son besoin (14,4 % des patients), baisse la dose pour éviter les effets secondaires ou prend plus de médicaments que prescrits si les symptômes continuent ou s’aggravent. Le patient ignore les indications et les instructions de prises (mauvais horaire).


• Le joueur :Il est conscient des bénéfices du traitement, mais tente quand même sa chance en arrêtant le médicament.


Le distrait, lui, a d’autres préoccupations et oublie les conseils de prise.


Le rebelle s’oppose à tout ce qui lui est proposé

 

Ainsi, un senior sur deux ne suit pas le traitement du médecin, le plus souvent parce que la personne âgée n’a pas compris ou bien entendu la prescription de ce dernier, soit parce qu’il n’a pas donné assez d’explications ou que celles-ci étaient trop compliquées, soit parce que le patient âgé a des problèmes d’audition. Les personnes âgées souffrant de perte de mémoire et de troubles cognitifs peuvent par ailleurs oublier de prendre leurs médicaments ou se tromper en les triant dans leurs piluliers ou en les rangeant dans la mauvaise boîte.  Le risque de non observance est majoré lors de l’introduction de nouveaux traitements ou du changement de dosage des traitements

10% des hospitalisations des personnes âgées seraient liées au moins en partie à un accident médicamenteux. On estime que 30 à 60 % des effets indésirables (et des accidents qui en découlent) pourraient être évités par un suivi plus rigoureux de l'ordonnance.

 

Les bons réflexes pour respecter son traitement

 

Bien Comprendre
Il faut que le patient comprenne sa pathologie, le rôle des médicaments et des modalités de prises et pour cela l’ordonnance est un support clé. 

 

Bien Connaître
Il est essentiel que la personne âgée connaisse chacun de ses médicaments : emballage, forme galénique. Or une étude de 2012 portant sur des personnes âgées de 75 ans et + a montré que seule la moitié des patients peut citer le nom ou la fonction de 4 de leurs traitements ou plus (40 % connaissent bien leur traitement puisqu’ils sont capables de citer le nom et la fonction de 5 de leurs médicaments).


Adhérer
La personne âgée sera observante si elle collabore à la proposition thérapeutique que le médecin définit en fonction de son style de vie propre.