On les a longtemps surnommés « Les Invisibles ». Ils tendent à l’être de moins en moins. Eux, ce sont les 11 millions de proches aidants d’une personne en perte d’autonomie. Plus de 4,5 millions d’entre eux accompagnent une personne âgée dépendante. L’actualité de ces dernières semaines montre que la reconnaissance des proches aidants avance pas à pas. Une reconnaissance de leur rôle essentiel aux côtés des professionnels du grand âge et du handicap mais également de leurs besoins d’être aidés, soutenus, soulagés, relayés.
La parution d’une récente loi sur la reconnaissance des proches aidants prévoit d'intégrer dans la négociation collective des branches professionnelles des mesures destinées à faciliter la conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle des salariés proches aidants.
La ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé qu’une série de mesures pour les proches aidants serait en réflexion cet été afin d’entrer en vigueur dès 2020. L’indemnisation du congé du proche aidant devrait être au programme. Depuis le 10 mai et jusqu’à fin 2021, des expérimentations de deux nouveaux dispositifs de répit pour les proches aidants sont lancées : le relayage et les séjours de répit aidant-aidé.
Les proches aidants sortent peu à peu de l’oubli. Pour les professionnels de l’aide à domicile, ces conjoints, enfants, frères et sœurs, amis, voisins des personnes en perte d’autonomie sont considérés, depuis longtemps, comme de précieux partenaires.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

08 mars 2019
Avis d'expert

"Nous ne sommes pas impuissants face aux cancers"

"Nous ne sommes pas impuissants face aux cancers"
  • Prévenir 40 % des cancers

Près de 400 000 personnes sont touchées par un cancer chaque année en France et plus de 157 000 en décèdent. Un tiers des Français reste persuadé qu'il n'y a aucun moyen pour éviter la maladie. Un fatalisme erroné. L'Institut national du cancer, en lien avec le ministère des Solidarités et de la Santé, rappelle, dans une campagne d'information, que chacun peut agir sur son risque de cancer grâce à des changements de comportements et d'habitudes de vie.

 

Dans la perception de la très grande majorité des Français, le cancer reste la maladie la plus dangereuse devant le VIH-SIDA et les maladies cardio-vasculaires. Selon l'Institut national du cancer, 4 cancers sur 10 résultent de l’exposition à des facteurs de risque liés à nos modes de vie et comportements, et pourraient donc être évités. L’enjeu est de taille : cela représente 142 000 cancers évitables sur un total de 355 000 diagnostiqués chaque année en France. Nombreux sont encore les Frannçais à avoir une perception erronée des principaux facteurs de risque évitables de cancers.

 

Dans la majorité des cas, le cancer est héréditaire. FAUX !


Quand on interroge les Français, l'opinion selon laquelle le cancer est héréditaire reste majoritaire (61,7 % d'opinions en ce sens, soit une augmentation de presque 10 points depuis 2010 où les perceptions semblaient plus partagées). En réalité, la part de cancers résultant de facteurs internes, liés à la transmission d'une mutation génétique prédisposant au cancer, est estimée à moins de 10 %.


On ne peut rien faire pour éviter un cancer. FAUX !


Si certains cancers restent de mauvais pronostics, notamment les cancers liés au tabac et/ou à l'alcool (poumon, œsophage, tête et cou...), des progrès considérables en termes de survie ont été réalisés. Alors qu'un tiers des personnes interrogées pensent que « l'on ne peut rien faire pour éviter un cancer », des changements de comportements et habitudes de vie individuels peuvent nous permettre de prévenir 40 % des cancers.


Fumer ne peut provoquer un cancer que si l'on fume beaucoup et longtemps. FAUX !


Avec plus de 7 000 substances chimiques, dont 70 cancérogènes, le tabac est le premier facteur de risque de cancer. Il peut être la cause directe ou un facteur favorisant pour 17 localisations de cancers. Chaque année, la consommation tabagique est à l'origine de plus de 68 000 nouveaux cas de cancers et de 45 000 décès chez les adultes âgés de 30 ans et plus. En 2017, plus d'un tiers (31,9 %) de la population métropolitaine âgée de 15 à 75 ans fumait encore au moins occasionnellement.


La durée du tabagisme est encore plus délétère que la quantité consommée. Pourtant, 33,7 % des personnes interrogées dans le Baromètre cancer 2015 continuent à penser que « fumer ne peut provoquer un cancer que si l'on fume beaucoup et longtemps ». Par ailleurs, ils sont 70 % à adhérer à l'idée que « le sport permet de se nettoyer les poumons » ou que « respirer l'air des villes est aussi mauvais pour la santé que de fumer des cigarettes ». La meilleure stratégie pour réduire son risque individuel de cancers est de ne pas commencer à fumer, ou de s'arrêter.

 

Ce sont surtout les alcools forts qui sont mauvais pour la santé. FAUX !

 

Deuxième facteur de risque évitable de cancers, la consommation d'alcool est responsable, chaque année, de 28 000 nouveaux cas de cancers et de 16 000 décès en France. Parmi les 7 localisations de cancers attribuables à ce facteur de risque, l'alcool, quel que soit son type, est la cause de 8 081 cancers du sein, 6 654 cancers du côlon et du rectum, 5 675 cancers de la cavité buccale et du pharynx, 4 355 cancers du foie, 1 807 cancers de l'œsophage et 1 284 cancers du larynx.


La consommation d'alcool en France reste l'une des plus élevées d'Europe et dans le monde. En 2017, la quantité d'alcool par habitant âgé de 15 ans et plus est de 11,7 litres par an, soit en moyenne 2 verres et demi « standard » ou « unité d'alcool » chaque jour, par habitant (un verre standard contient 10 g d'alcool pur).
Par ailleurs, 84,9 % des personnes interrogées pensent que « le principal risque avec l'alcool, sont les accidents de la route et la violence » ; ils sont 75 % à penser que « boire des sodas ou manger des hamburgers est aussi mauvais pour la santé que de boire de l'alcool ». Enfin, une personne sur deux adhère à l'affirmation selon laquelle « ce sont surtout les alcools forts qui sont mauvais pour la santé ». Or le risque de cancer intervient quel que soit le type d'alcool consommé.

Pour diminuer efficacement son risque de cancers, il est recommandé de ne pas boire plus de 2 verres par jour et pas tous les jours.

 

La consommation de viandes rouges n'a pas d'influence sur le risque de cancer. FAUX !


Le caractère protecteur des fruits et légumes semble connu pour 58 % des personnes interrogées, toutefois, elles sont 33,5 % à penser que la viande rouge n'a pas d'influence sur le risque de cancer. Or la consommation de viandes rouges a été classée comme probablement cancérogène pour l'homme par le Centre international de recherche sur le cancer. Des études épidémiologiques ont montré une association positive entre sa consommation et le développement d'un cancer colorectal.

 L’étude CIRC-INCa sur le poids des facteurs de risque de cancers montre que 5,4 % des cancers en France en 2015 sont attribuables à une alimentation déséquilibrée et 5,4 % au surpoids et à l’obésité.

Une activité physique pratiquée au quotidien (30 minutes de marche par exemple) permet de diminuer le risque de développer de nombreuses maladies chroniques, notamment les cancers. C'est aussi un moyen de limiter la prise de poids, autre facteur de risque de cancers. Les effets bénéfiques de l'exercice physique sont également mesurables pendant et après le traitement d'un cancer.