L’année 2019 marquera-t-elle un vrai virage dans la politique d’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie ? Une loi « Grand âge et autonomie » a été promise par le gouvernement notamment pour régler l’éternelle question du financement de la prise en charge de la dépendance.

Les Français sont préoccupés par la question de la perte d’autonomie et attendent des solutions pour les personnes âgées. Pour preuve, leur forte mobilisation pour contribuer à la consultation citoyenne en ligne « Comment mieux prendre soin de nos aînés ? », dans le cadre de la concertation nationale « Grand âge et autonomie » : 414.000 personnes de tous âges ont participé. Elles ont posté pas moins de 18.000 propositions. Au total, 1,7 million de votes ont été enregistrés ! Cette consultation « se distingue par son ampleur exceptionnelle », s’est félicité le ministère des Solidarités et de la Santé.

Sans surprise, les Français plébiscitent le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie et définissent trois priorités : l’adaptation des logements, l’équipement en solutions innovantes et le développement d’une vraie offre de services à domicile. En 2015, la loi d’adaptation de la société au vieillissement, dite loi ASV, avait donné la priorité au soutien à domicile et à l’aide aux aidants. La future loi sur le grand âge devrait renforcer ces deux axes. La concertation se poursuit, un rapport préparatoire pour le projet de loi doit être remis au gouvernement en janvier.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
Votre partenaire expert vous offre DOMIMAG, le magazine du bien-vieillir chez vous qui vous informe, vous conseille, vous oriente.

Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

30 janvier 2017
Alzheimer

La "thérapie occupationnelle", ça marche !

La "thérapie occupationnelle", ça marche !

Une nouvelle approche thérapeutique à domicile, dite «  occupationnelle », peut ralentir leur perte d’autonomie et réduire les troubles du comportement chez des patients atteints de démence et notamment de la maladie d’Alzheimer, annonce l’Inserm.

 

Dans le cadre du plan national pour la maladie d’Alzheimer en 2008, des nouveaux dispositifs de soins ont été mis en place, comme les Équipes Spécialisées Alzheimer (ESA) offrant la thérapie occupationnelle aux malades d’Alzheimer.


Ce thérapie consiste "à stimuler certaines activités de personnes malades ou à maintenir leur autonomie de manière sécurisée et efficace tout en tenant compte de leurs habitudes de vie et de leur environnement", explique l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM). Dans la pratique, le médecin prescrit cette thérapie et les professionnels de santé (ergothérapeutes, psychomotriciens…) viennent au domicile du patient pour lui prodiguer les soins.

Même si son efficacité avait été démontrée dans quelques essais cliniques, elle ne l’avait pas été dans des conditions de soins de routine et méritait d’être étudiée. . Lors de cette étude de l’Inserm, 421 individus atteints de démence qui avaient été dirigés vers des ESA ont été suivis durant 6 mois. 

421 patients atteints de démence ayant été dirigés vers des ESA par leur médecin traitant ou un médecin spécialiste ont été suivis pendant 6 mois. . Lors de cette étude de l’Inserm, 421 individus atteints de démence qui avaient été dirigés vers des ESA ont été suivis durant 6 mois. Les chercheurs ont analysé leur évolution clinique pendant les 3 mois de prises en charges, puis 3 mois après la fin de l’intervention.


Une qualité de vie significativement améliorée


Cette étude observationnelle menée en conditions de vie réelles a démontré que les patients atteints de démence rapportaient des bénéfices cliniques au cours de la période de l’intervention.


Les résultats indiquent que les troubles du comportement des malades, le temps passé par les aidants à s’occuper de leur proche malade et la charge émotionnelle associée à cette prise en charge, avaient significativement diminué au cours des 3 mois d’intervention et étaient stables après cette période. La qualité de vie des patients s’en trouvait améliorée.


Les performances cognitives des patients restaient stables au cours des 6 mois de l’étude. L’autonomie fonctionnelle restait stable aussi au cours des 3 mois d’intervention mais elle était significativement réduite par la suite. Enfin, dans le groupe, les patients diagnostiqués les plus récemment retiraient le plus d’avantages en termes de déclin fonctionnel. Ces découvertes suggèrent que la thérapie occupationnelle devrait concerner prioritairement les patients aux stades précoces de la maladie d’Alzheimer afin d’optimiser ses éventuels bénéfices cliniques.


Cette étude souligne le potentiel de cette prise en charge en termes de bien-être des patients et de leurs aidants. Ces résultats ouvrent également un nouveau domaine de recherche concernant la thérapie occupationnelle en France. En effet, cette intervention a été conceptualisée comme une intervention à court terme à domicile, mais les avantages sur le long terme et les conséquences d’un arrêt de la prise en charge restent inconnus.
L’Inserm conduira prochainement un essai clinique pour comparer l’efficacité de la thérapie occupationnelle sur une période supplémentaire de 4 mois par rapport à la prise en charge habituelle.