Accompagner un proche en perte d’autonomie (handicapé ou dépendant) peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Trouble du sommeil, fatigue, anxiété, douleurs articulaires, troubles musculo-squelettiques… la santé des aidants est mise à mal.  Sans oublier qu’un aidant sur deux déclare souffrir de stress et de surmenage. Plus inquiétant encore : un tiers des proches aidants meurent avant leur proche malade.

Dans ce contexte, la santé sera la thématique de la prochaine édition de la Journée nationale des aidants, le 6 octobre. La place des 11 millions d’aidants - dont 5 millions auprès d’une personne âgée dépendante - fera partie des thèmes de la grande concertation nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes qui débute en octobre.  Par ailleurs, la ministre des Solidarités et de la Santé a inscrit dans sa feuille de route « Grand âge et autonomie », présentée en mai dernier, un plan national pour les aidants.

Avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques, le développement de la prise en charge en ambulatoire et de l’hospitalisation à domicile, le rôle des proches aidants sera de plus en plus important. D’où l’urgence de prendre en compte leur rôle, leur épuisement, leur droit au répit.

Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

30 janvier 2017
Alzheimer

La "thérapie occupationnelle", ça marche !

La "thérapie occupationnelle", ça marche !

Une nouvelle approche thérapeutique à domicile, dite «  occupationnelle », peut ralentir leur perte d’autonomie et réduire les troubles du comportement chez des patients atteints de démence et notamment de la maladie d’Alzheimer, annonce l’Inserm.

 

Dans le cadre du plan national pour la maladie d’Alzheimer en 2008, des nouveaux dispositifs de soins ont été mis en place, comme les Équipes Spécialisées Alzheimer (ESA) offrant la thérapie occupationnelle aux malades d’Alzheimer.


Ce thérapie consiste "à stimuler certaines activités de personnes malades ou à maintenir leur autonomie de manière sécurisée et efficace tout en tenant compte de leurs habitudes de vie et de leur environnement", explique l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM). Dans la pratique, le médecin prescrit cette thérapie et les professionnels de santé (ergothérapeutes, psychomotriciens…) viennent au domicile du patient pour lui prodiguer les soins.

Même si son efficacité avait été démontrée dans quelques essais cliniques, elle ne l’avait pas été dans des conditions de soins de routine et méritait d’être étudiée. . Lors de cette étude de l’Inserm, 421 individus atteints de démence qui avaient été dirigés vers des ESA ont été suivis durant 6 mois. 

421 patients atteints de démence ayant été dirigés vers des ESA par leur médecin traitant ou un médecin spécialiste ont été suivis pendant 6 mois. . Lors de cette étude de l’Inserm, 421 individus atteints de démence qui avaient été dirigés vers des ESA ont été suivis durant 6 mois. Les chercheurs ont analysé leur évolution clinique pendant les 3 mois de prises en charges, puis 3 mois après la fin de l’intervention.


Une qualité de vie significativement améliorée


Cette étude observationnelle menée en conditions de vie réelles a démontré que les patients atteints de démence rapportaient des bénéfices cliniques au cours de la période de l’intervention.


Les résultats indiquent que les troubles du comportement des malades, le temps passé par les aidants à s’occuper de leur proche malade et la charge émotionnelle associée à cette prise en charge, avaient significativement diminué au cours des 3 mois d’intervention et étaient stables après cette période. La qualité de vie des patients s’en trouvait améliorée.


Les performances cognitives des patients restaient stables au cours des 6 mois de l’étude. L’autonomie fonctionnelle restait stable aussi au cours des 3 mois d’intervention mais elle était significativement réduite par la suite. Enfin, dans le groupe, les patients diagnostiqués les plus récemment retiraient le plus d’avantages en termes de déclin fonctionnel. Ces découvertes suggèrent que la thérapie occupationnelle devrait concerner prioritairement les patients aux stades précoces de la maladie d’Alzheimer afin d’optimiser ses éventuels bénéfices cliniques.


Cette étude souligne le potentiel de cette prise en charge en termes de bien-être des patients et de leurs aidants. Ces résultats ouvrent également un nouveau domaine de recherche concernant la thérapie occupationnelle en France. En effet, cette intervention a été conceptualisée comme une intervention à court terme à domicile, mais les avantages sur le long terme et les conséquences d’un arrêt de la prise en charge restent inconnus.
L’Inserm conduira prochainement un essai clinique pour comparer l’efficacité de la thérapie occupationnelle sur une période supplémentaire de 4 mois par rapport à la prise en charge habituelle.