175 propositions pour réformer la politique du grand âge et l’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie à domicile comme en établissement. Dominique Libault, président du Haut Conseil du financement de la protection sociale et pilote de la concertation « Grand âge et autonomie », a remis son rapport, le 28 mars, à la ministre des Solidarités et de la Santé.
Quatre ans après la loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV), ce rapport devrait servir de base à l’élaboration de la future loi « Grand âge et autonomie ». Un projet de loi attendu pour l’automne.
« Nous finaliserons pour cet automne une stratégie », a affirmé, lors d’une conférence de presse le 25 avril, le président de la République. Emmanuel Macron a par ailleurs affiché sa volonté d'une meilleure reconnaissance des aidants familiaux, pour les « millions de citoyens qui sont là comme oubliés, ce sont celles et ceux qui ont mis entre parenthèses ou sacrifié leur vie professionnelle pour s'occuper d'un enfant en situation de handicap, d'un proche, d'une personne de la famille devenue dépendante ».
Comment améliorer la prise en charge de nos aînés ? Comment résoudre la problématique du financement de la dépendance ? Comment répondre à la volonté de 85% de Français de vieillir à domicile ? Il va falloir désormais construire une loi à la hauteur de ces défis.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
Votre partenaire expert vous offre DOMIMAG, le magazine du bien-vieillir chez vous qui vous informe, vous conseille, vous oriente.

Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

27 février 2019
Cancer

Cancer colorectal : un dépistage encore trop faible

Cancer colorectal : un dépistage encore trop faible

A l'occasion de la nouvelle édition de Mars Bleu, mois de sensibilisation au dépistage du cancer colorectal, la Ligue contre le cancer lance la campagne #ParlonsFesses ! Objectifs : briser les tabous et inciter les Français à se faire dépister, dès 50 ans et jusqu'à 74 ans ou à tout âge en cas d'antécédents personnels et/ou familiaux. 

 

Ne laissez pas la gêne ou les tabous vous coûter la vie ! Avec 43 336 nouveaux cas chaque année, le cancer colorectal représente, par sa fréquence, le troisième cancer chez l'homme et le deuxième chez la femme. Si l'espérance de vie s'est améliorée ces dernières années, ce cancer tue encore chaque année près de 18 000 personnes.

A l’occasion de la nouvelle édition de Mars Bleu, mois de sensibilisation au dépistage organisé du cancer colorectal, la Ligue contre le cancer brise les tabous en lançant sa campagne #ParlonsFesses !

 

Il y a urgence car la participation au dépistage du cancer colorectal est encore TROP FAIBLE. Seuls 33,5% des personnes dépassent la gêne et les tabous pour se faire dépister. Détecté tôt, le cancer du côlon peut être guéri dans 9 cas sur 10 !

 

A travers une nouvelle campagne de prévention, la Ligue souhaite dédramatiser le dépistage du cancer colorectal et rappeler aux Français qu’il est PRIMORDIAL de se faire dépister en particulier entre 50 et 74 ans, et d’avoir un suivi à tout âge en cas d’antécédents personnels et/ou familiaux. Cette campagne veut dépasser, une bonne fois pour toutes, les tabous autour du cancer colorectal et de parler avec simplicité du sujet.

Le cancer du côlon se développe à partir des cellules qui tapissent la paroi interne du côlon. Dans plus de 80 % des cas, il provient d'une tumeur bénigne, appelée polype adénomateux, qui évolue lentement et finit par devenir cancéreuse.

Le cancer du côlon se déclare généralement après 50 ans (95% des nouveaux cas, dont 46% après 74 ans). La majorité des cancers du côlon-rectum se développe à partir de lésions bénignes, les polypes.

 

Quels sont les symptômes ?

- Des douleurs abdominales

- Des troubles du transit intestinal

- Une présence de sang dans les selles

- Une anémie (taux d'hémoglobine dans le sang inférieur à la normale)

- Un amaigrissement inexpliqué

- Une altération de l'état de santé général et/ou une légère fièvre persistante

Pour le cancer du rectum, des saignements du rectum.

 

Un test simple, rapide et efficace

 

Le dépistage du cancer colorectal s’effectue grâce à un test rapide et efficace à faire chez vous. Remis par votre médecin à l’occasion d’une consultation tous les deux ans, le test est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, sans avance de frais.

 

1. Tous les 2 ans, l'Assurance maladie vous envoie une invitation à consulter votre médecin traitant afin d'obtenir un kit de dépistage. Vous pouvez aussi obtenir un kit de dépistage chez votre médecin traitant à l'occasion d'une consultation, sans attendre votre lettre d'invitation.

2. Une fois chez vous, prélevez l'échantillon de selles. Bien noter la date à laquelle vous avez réalisé le prélèvement. Le jour J, renvoyez l'échantillon au laboratoire de biologie médicale via l'enveloppe T. Petit conseil : éviter de poster l'enveloppe un samedi ou une veille de jour férié.

3. Le laboratoire vous transmettra le résultat de votre test sous 15 jours, avec copies à votre médecin traitant et à la structure en charge des dépistages dont vous dépendez.

Votre résultat est négatif (95,5% des cas) : aucun saignement ne témoigne de la présence d'un cancer ou de lésions : n'oubliez pas de refaire le test dans 2 ans ! 

Votre résultat est positif (4,5% des cas) : du sang a été détecté dans vos selles. Cela n'est pas forcément synonyme de cancer mais il faut réaliser un examen complémentaire : la coloscopie.