Pour les personnes âgées comme pour leurs proches aidants, la saison estivale est bien souvent une période qui appelle à de nombreuses vigilances. C’est tout particulièrement vrai quand la France est touchée par un épisode caniculaire comme c’est le cas depuis le 24 juin. Les températures devraient osciller sur la plupart des régions entre 35 °C à 39 °C pendant toute la semaine.
Avec le réchauffement climatique, ces épisodes caniculaires seront de plus en plus nombreux et de plus en plus intenses. Depuis la canicule de 2003 et ses 15.000 décès entre le 1er et 20 août, majoritairement chez les personnes âgées, la France a adopté le Plan national canicule, un dispositif de prévention efficace. Mais il n’est pas superflu de rappeler, comme le fait Domimag, les mesures de précaution à prendre pour protéger les personnes âgées lors des fortes chaleurs.
Redoublons de vigilance surtout avec les personnes âgées isolées ! Celles qui le sont tout au long de l’année tout comme celles qui le seront durant les mois de juillet et d’août, avec le départ en vacances de leurs proches. Repérer, prévenir, conseiller, sensibiliser : quand les températures grimpent, les professionnels de l’aide à domicile jouent alors un rôle clé auprès des seniors les plus fragiles.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
Votre partenaire expert vous offre DOMIMAG, le magazine du bien-vieillir chez vous qui vous informe, vous conseille, vous oriente.

Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

01 février 2015
Cancer

Cancer de la prostate : dépister ou pas ?

Cancer de la prostate : dépister ou pas ?

Principal cancer masculin, le cancer de la prostate se révèle généralement au-delà de 60 ans et sans que des facteurs de risque spécifiques n’aient incité à son dépistage.

 

Avec un peu moins de 55 000 nouveaux cas par an, le cancer de la prostate détient un triste record. Il s’agit, en effet, du cancer masculin le plus fréquent. Avec 8 876 morts en 2012, cette multiplication anarchique des cellules de la glande du système reproducteur masculin, n’est cependant que le troisième cancer par ordre de mortalité, chez l’homme, loin derrière le cancer du poumon (21 326 décès en 2012) et juste après le cancer du côlon/rectum (9 275 décès en 2012). « Cette diminution faible mais constante de la mortalité par cancer de la prostate est liée à l’amélioration des conditions de prise en charge », explique le Pr. Serge Uzan, doyen de la faculté de Médecine Pierre et Marie Curie et directeur de l’Institut Universitaire de Cancérologie (APHP).


Mais une meilleure prise en charge n’induit pas forcément un dépistage systématique. En effet, il n'existe pas encore de consensus scientifique confirmant la nécessité d'un dépistage systématique du cancer de la prostate. Alors qu’en général l’Institut national du cancer (INCa) considère que « le dépistage permet de mieux soigner un patient souffrant d’un cancer et ainsi de limiter à la fois la lourdeur des traitements et les séquelles éventuelles », il se montre beaucoup plus réservé pour le cancer de la prostate.
Dans un rapport paru en 2011, la Haute autorité de santé (HAS) a conclu que les connaissances ne permettaient pas de recommander le dépistage systématique du cancer de la prostate chez les hommes de plus de 55 ans. Et pas plus d’ailleurs pour les hommes plus âgés, alors même le taux d’incidence des cancers de la prostate passe de 268 pour 100 000 hommes âgés de 60 à 69 ans à 1 211,8 pour 100 000 dans la tranche d’âge 75-79 ans.
Selon la HAS, un dépistage systématique de ce cancer par dosage du PSA (antigène spécifique prostatique) semblerait en effet peu pertinent puisque les facteurs de risque ne sont pas clairement établis. Bien que soient régulièrement mentionnés les antécédents familiaux et en particulier des parents du 1er degré (père, fils), la HAS considère ainsi qu’aucun élément spécifique ne permet de justifier un dépistage du cancer de la prostate par dosage du PSA dans ces populations masculines.


Les examens pour le dépistage individuel 


Aujourd’hui donc seul le dépistage individuel semble indiqué. Organisé à l’occasion d’une hospitalisation, d’une consultation médicale, ou encore à l’occasion d’une visite à la médecine du travail), il repose sur deux examens médicaux principaux :
-    le toucher rectal
-    et la prise de sang afin de mesurer le taux de PSA.
Si ces deux examens se révèlent normaux, cela signifie en général qu'il n'y a pas de cancer de la prostate.
En cas d'anomalie, pour confirmer le diagnostic de cancer, une biopsie pourra être pratiquée en même temps qu'une échographie par sonde anale afin de guider le médecin lors du prélèvement. Il peut arriver enfin que le médecin demande des examens d'imagerie médicale pour compléter le diagnostic. Un scanner peut notamment montrer si le cancer de la prostate a atteint les ganglions situés à proximité. L'imagerie par résonnance magnétique (IRM) permet par ailleurs de rechercher si le cancer s'est étendu au-delà de la prostate, à d'autres organes. Et en cas de métastases consécutives à un cancer de la prostate, une scintigraphie osseuse, permettra d'analyser le squelette et de vérifier si les os sont éventuellement atteints. 


En tout état de cause, il vous appartiendra de vous entretenir avec votre médecin traitant, avec qui vous pèserez le pour et le contre afin d'évaluer le bénéfice attendu par rapport au risque pris.