Débutée en octobre dernier, la concertation « Grand âge et autonomie » vient de prendre fin. La consultation en ligne des Français sur la question « Comment mieux prendre soin de nos aînés » avait rencontré un franc succès : 414.000 participants pour plus de 18.000 contributions citoyennes. Sans surprise, les répondants ont d’abord demandé à pouvoir vieillir chez eux.
Dix groupes de travail ont rendu leurs conclusions sur des sujets tels que la place de la personne âgée à l’hôpital, le panier de biens et services, l’offre de demain, ou encore l’articulation entre les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et le domicile, et des forums régionaux ont enrichi cette réflexion. Les enseignements de tous ces travaux donneront lieu à un rapport remis le 28 mars au gouvernement.
Et ensuite ? Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé a promis, le 12 mars, lors des Assises nationales des Ehpad à Paris, que le gouvernement passera alors « à l'action » dans les semaines suivantes en vue d'« apporter des solutions immédiates et des solutions de long terme ».
La loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV) de décembre 2015 a placé le maintien à domicile des personnes âgées dépendantes au cœur des préoccupations. Le futur projet de loi « grand âge » attendu pour la fin de l'année devra également répondre à cette attente forte des Français : vieillir chez eux le plus longtemps possible.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

27 février 2017
Cancer

Cancer colorectal : le nouveau test de dépistage

Cancer colorectal : le nouveau test de dépistage

Le cancer colorectal tue 18.000 personnes chaque année, il se guérit 9 fois sur 10 quand il est dépisté à temps. Un nouveau test de dépistage du cancer colorectal existe. Si vous avez entre 50 et 74 ans, vous pouvez en bénéficier gratuitement.

 

Le cancer colorectal – également appelé cancer du côlon-rectum – est le troisième cancer le plus fréquent et de la 2e cause de décès par cancer en France. Il touche, chaque année, environ 42 000 nouvelles personnes (23 200 hommes et 18 900 femmes) et est responsable de plus de 17 500 décès. Il s'agit. Pourtant, s'il est détecté tôt, il se guérit dans 9 cas sur 10.

Depuis 2009, tous les deux ans, les femmes et les hommes âgés de 50 à 74 ans reçoivent à leur domicile un courrier les invitant à consulter leur médecin traitant au sujet du dépistage du cancer colorectal. Près de 17 millions de personnes sont ainsi concernés par le programme soit 80% de cette tranche d'âge. "Une détection précoce permet d'identifier la maladie à un stade peu évolué, voire d'éviter un cancer en détectant des polypes ou adénomes, avant qu'ils ne dégénèrent en lésions cancéreuses. Plus un cancer colorectal est détecté tôt, moins les traitements sont lourds, mutilants et plus les chances de guérison sont importantes ", rappelle l’Institut national du Cancer (INCa)

 

Le nouveau test de dépistage, un test immunologique est plus performant, plus fiable et plus simple". L'analyse des anciens tests Hemoccult a été stoppée en début d'année avant même que les nouveaux tests ne soient distribués.

 

Un seul prélévement contre six auparavant

 

Le test immunologique est plus pratique d’utilisation car il ne nécessite plus qu'un seul prélèvement de selles contre six précédemment. La technique de prélèvement est plus fiable et plus ergonomique. Elle limite la manipulation des selles.


Ce nouveau test est plus performant et dispose d’une sensibilité supérieure ce qui permet meilleure détection des cancers et des lésions précancéreuses. Les données de littérature démontrent que cette technologie peut permettre de détecter 2 à 2,5 fois plus de cancers et 3 à 4 fois plus d’adénomes. Ils permettent la détection de huit cancers sur dix, au lieu de quatre cancers sur dix pour le test Hemoccult®.

La lecture automatisée de ce test garantit une meilleure fiabilité. « Grâce à l'utilisation d'anticorps, il ne peut pas être rendu positif par l'hémoglobine animale issue de l'alimentation », explique l’INCa. En présence d'hémoglobine humaine dans les selles, le test est positif et il devra être confirmé par une coloscopie à la recherche de cancer ou d'adénomes (précancers) du colon et du rectum.

 

Pris en charge à 100 % sans avance de frais, ce test simple, rapide à faire et indolore, est à réaliser chez soi.

 

 Avoir le réflexe dépistage

 

Avec ce nouveau test, le ministère de la Santé espère augmenter le taux de participation au dépistage, qui est aujourd’hui trop faible. Sur les 18,4 millions de personnes âgées de 50 à 74 ans en France, au moins 16 millions ont été invitées à se faire dépister en 2013-2014. Seules 5 millions ont réalisé le test, soit 29,8 %. Passer d’un taux de participation de 30% à un taux de 50% permettrait d’éviter 3.500 morts par cancer colorectal par an, soit autant que la mortalité par accident de la route, a souligné Marisol Touraine.