Débutée en octobre dernier, la concertation « Grand âge et autonomie » vient de prendre fin. La consultation en ligne des Français sur la question « Comment mieux prendre soin de nos aînés » avait rencontré un franc succès : 414.000 participants pour plus de 18.000 contributions citoyennes. Sans surprise, les répondants ont d’abord demandé à pouvoir vieillir chez eux.
Dix groupes de travail ont rendu leurs conclusions sur des sujets tels que la place de la personne âgée à l’hôpital, le panier de biens et services, l’offre de demain, ou encore l’articulation entre les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et le domicile, et des forums régionaux ont enrichi cette réflexion. Les enseignements de tous ces travaux donneront lieu à un rapport remis le 28 mars au gouvernement.
Et ensuite ? Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé a promis, le 12 mars, lors des Assises nationales des Ehpad à Paris, que le gouvernement passera alors « à l'action » dans les semaines suivantes en vue d'« apporter des solutions immédiates et des solutions de long terme ».
La loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV) de décembre 2015 a placé le maintien à domicile des personnes âgées dépendantes au cœur des préoccupations. Le futur projet de loi « grand âge » attendu pour la fin de l'année devra également répondre à cette attente forte des Français : vieillir chez eux le plus longtemps possible.
Avec ses 80 agences en France, ses intervenants qualifiés et diplômés, DOMIDOM est l’acteur référent de l’accompagnement et de la prise en charge des seniors à domicile.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

23 janvier 2019
Cardio-vasculaires

Prendre son pouls, un geste simple pour éviter l'AVC

Prendre son pouls, un geste simple pour éviter l'AVC

Essoufflement, fatigue, palpitations... Ces symptômes peuvent être les signes d'une Fibrillation Atriale (FA), un trouble du rythme cardiaque. Cette pathologie touche 1% de la population française, notamment les plus de 65 ans et, représente un facteur de risque majeur de l'Accident Vasculaire Cérébral (AVC).

 

La fibrillation atriale est un trouble du rythme cardiaque qui touche principalement les seniors. « Plus de 70% des cas sont diagnostiqués entre 65 ans et 85 ans. La fibrillation atriale est le plus souvent une complication d'une hypertension artérielle et d'autres facteurs contributifs de cette augmentation de pression dans les oreillettes. Une personne souffrant de fibrillation atriale a 5 fois plus de risques d'avoir un AVC qu'une personne bien portante. Le problème de cette pathologie est qu'elle est silencieuse chez 1 personne sur 3, à savoir sans symptôme. Dans un cas sur deux, le patient découvre sa pathologie fortuitement au cours d'un examen de routine », témoigne le Dr François Liard, médecin généraliste.

Soudain, imprévisible, l'accident vasculaire cérébral (AVC) frappe, chaque année, environ 130.000 patients français hospitalisés, soit 1 personne toutes les 4 minutes. Pour prévenir les risques de survenue d'un AVC, il faut agir sur les facteurs de risque dont la fibrillation atriale. En effet, « les personnes souffrant d'une FA ont 5 fois plus de risques de faire un AVC », affirme le Dr François Liard. Les AVC qui surviennent et qui sont liés à une FA sont graves. En effet, la mortalité à 30 jours est de 30% et la mortalité à 1 an est de 50%. D'où l'importance de la dépister et de la traiter.

La Fédération Nationale France AVC et la Fondation Coeur et Artères - invitent les Français à prendre leur pouls, moyen simple et efficace de détecter une éventuelle fibrillation atriale, à travers leur nouvelle campagne « La prise de pouls : un geste simple qui peut sauver la vie ».

Cette campagne se décline sous la forme d'une affiche chez les professionnels de santé et de deux plaquettes informatives téléchargeables sur le site www.avcvitele15.com.

 

Comment bien prendre son pouls ?

 

«Il suffit d'appliquer l'index et le majeur sur l'artère radiale - au niveau du poignet - ou sur la carotide - au niveau du cou - , le patient perçoit son pouls et le mesure avec la trotteuse de sa montre ou un chronomètre. La première chose est de déterminer le rythme, à savoir s'il est régulier ou non. Une irrégularité du rythme peut être parfaitement bénigne, mais peut aussi être le signe d'une fibrillation atriale. Enfin, la fréquence ne doit pas descendre en dessous de 40 pulsations par minute, ni aller au-delà de 120 pulsations par minute. Au-dessus de 120, il peut s'agir d'une fibrillation atriale, la personne doit alors consulter son médecin », insiste le Dr François Liard.

Dans la majorité des cas, il est possible de réduire les risques de survenue d'un AVC en dépistant et traitant les facteurs de risque. Le patient doit consulter son médecin pour prendre sa tension pour détecter une fibrillation atriale. « Pour résumer, pour prévenir l'AVC, trois choses sont importantes : l'hygiène de vie, le suivi (dépistage) et si l'on a un signe d'AVC ou qu'un proche présente les symptômes, il faut vite appeler le 15. Cela doit être un réflexe. Il vaut mieux prévenir que guérir », insiste Françoise Benon, Présidente Nationale de la Fédération France-AVC.