Débutée en octobre dernier, la concertation « Grand âge et autonomie » vient de prendre fin. La consultation en ligne des Français sur la question « Comment mieux prendre soin de nos aînés » avait rencontré un franc succès : 414.000 participants pour plus de 18.000 contributions citoyennes. Sans surprise, les répondants ont d’abord demandé à pouvoir vieillir chez eux.
Dix groupes de travail ont rendu leurs conclusions sur des sujets tels que la place de la personne âgée à l’hôpital, le panier de biens et services, l’offre de demain, ou encore l’articulation entre les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et le domicile, et des forums régionaux ont enrichi cette réflexion. Les enseignements de tous ces travaux donneront lieu à un rapport remis le 28 mars au gouvernement.
Et ensuite ? Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé a promis, le 12 mars, lors des Assises nationales des Ehpad à Paris, que le gouvernement passera alors « à l'action » dans les semaines suivantes en vue d'« apporter des solutions immédiates et des solutions de long terme ».
La loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV) de décembre 2015 a placé le maintien à domicile des personnes âgées dépendantes au cœur des préoccupations. Le futur projet de loi « grand âge » attendu pour la fin de l'année devra également répondre à cette attente forte des Français : vieillir chez eux le plus longtemps possible.
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Damien Cacaret - Docteur en pharmacie et fondateur du réseau Domidom

Près de six millions de personnes âgées vivent chez elles avec une limitation fonctionnelle physique (marcher 500 mètres), sensorielle (voir et entendre distinctement) ou cognitive (conserver sa mémoire), révèle une étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees).

La perte de l’audition fait partie des handicaps les plus fréquents chez les personnes âgées et apparaît relativement invalidante. Selon la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES), 30 % de la tranche d’âge 60-69 ans seraient concernés (tous niveaux de gravité confondus), et plus de 60 % après 90 ans.

Les audioprothèses trop chères ? Partant du constat du sous-équipement des Français en audioprothèses et des prix élevés du secteur, l'Autorité de la concurrence lance une enquête.

La prévention peut limiter ou retarder la perte d’autonomie. Renforcez dès 2019 vos chances de bien vieillir à domicile.

La perte de l’audition concerne 40% des 60-70 ans et plus de 50% des plus de 80 ans. Or, bien vieillir, c’est aussi bien entendre. Explications du Dr Mireille Tardy, médecin ORL, phoniatre à l’Hôpital de la Timone (Marseille), membre du Conseil d’administration et du Comité scientifique de l’association Journée Nationale de l’Audition.

Dépister la perte d’audition chez les seniors contribue au bien-vieillir.  Trop peu diagnostiquée, la déficience auditive a d'importantes répercussions sur la vie quotidienne de la personne âgée. Selon une étude scientifique, les personnes malentendantes non équipées voient leur risque de dépendance précoce s'accroître.